Titre : La Mère Aragne

Auteur: Christiane Peugot

Editeur: Persée

Date: 2012

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RésuméFrançois, 21 ans, brillant étudiant à Sciences Po, se veut le Pygmalion de Catherine, gamine de 16 ans. Résolu à l'épouser, il lui déclare?: « Je ferai de toi un autre moi-même. » Déstabilisée par des parents qui s'entredéchirent et la rivalité avec une mère encore jeune qui veut l'empêcher d exister, Catherine se retrouve fiancée. Chez François, elle découvre une famille très catholique, aux principes rigides, qui s'oppose à son propre milieu, protestant, plus libéral mais sourdement culpabilisant. Catherine réussira-t-elle à rompre des fiançailles qu'elle s'est laissée imposer par un excès de gentillesse nommé faiblesse?

 

 

Je dois avouer qu’au début de ma lecture, j’ai eu très peur. Le style de l’auteur m’avait paru très maladroit et surtout pas très compréhensible. Je pensais alors que j’allais subir les 376 pages de ce roman. Finalement, au fil des pages, j’ai réussi à rentrer dans l’histoire et à vouloir connaître la suite.
L’histoire est intéressante surtout pour ses personnages hauts en couleur, chacun ayant un trait dominant dans leur caractère qui est mis en avant. Cela donne de nombreux conflits dans le récit, d’autant plus que l’héroïne ne supporte pas sa condition de femme des années 1950. Tout ce qu’elle recherche, c’est agir comme elle l’entend mais dans sa quête elle se retrouve face aux préjugés de l’époque sur les femmes et face à une mère exécrable. Sans être un thème original, on se laisse voguer dans les mésaventures de Catherine, d’autant plus qu’elle s’est enfermée dans un mariage qu’elle ne désire pas. En outre, on se retrouve à penser comme l’héroïne : les personnages qu’elle rencontre, soit on les aime, soit on ne les aime pas. Toutefois, le livre connaît quelques longueurs et nous livre des passages qui auraient pu être écourtés voire supprimés. En effet, certaines scènes nous paraissent redondantes, et on peut se dire que l’auteur aurait mieux fait de ne pas les insérer dans la maquette finale.
Au niveau du style, l’auteur utilise le présent, ce qui fait qu’on a réellement l’impression que les scènes décrites se déroulent sous nos yeux. On les vit avec les personnages, ce qui est un plus. Cependant, j’ai relevé quelques maladresses, mais rien de bien dérangeant au final pour la lecture car, en général, ça reste fluide.
Pour conclure cette chronique, La mère Aragne est un livre sympathique à lire, mais n’est pas pour autant un coup de cœur.

 

 

Nota Bene: Cette chronique a été publiée sur le site des agents littéraires.